Featured Posts

Le truc du lundi : Synchroniser votre iPhone avec les... Si vous êtes possesseur d'un smartphone, vous aurez rapidement remarqué que le plus gros défit dans l'utilisation de ceux-ci est de retrouver vos données sur tous les appareils que vous utilisez. Ainsi,...

Readmore

Tout pour réussir votre nuit Seigneur des Anneaux Non, non, non... Je ne vous ferai pas la critique de la trilogie de Peter jackson... Sinon, je serais fameusement à la bourre, vous en conviendrez :) En revanche, vous admettrez que, pour tout cinéphile,...

Readmore

Quand l'inculture fait force de loi “Internet est un ramassis de pédophiles et de pervers sexuels. Les internautes ont élevé le piratage et la malhonnêteté au rang d’art consommé. Surfer sur Internet, c’est juste une perte de...

Readmore

(Critique) Esther de Jaume Collet-Serra Vous rappelez-vous la fin des années 80 et les année 90 ? Hollywood s'était fait une spécialité des thrillers, ces films qui mettaient en scène des psychopathes qui mettaient les nerfs de pauvres...

Readmore

(Théâtre) La Nuit des Reines Le théâtre a ceci de magique que, à la différence de son petit frère le cinéma, il laisse la place à l'improvisation et aux imprévus. C'est pourquoi, le peu de pièces que j'ai vu jouées m'ont...

Readmore

  • Prev
  • Next

(Critique) 2012 de Roland Emmerich

Posted on : 09-03-2010 | By : Olivier | In : Non classé

Mots-clefs :, ,

3

Je l’ai déjà dit dans ma critique sur Shutter Island. Il y a des réalisateurs qui sont reconnus pour leur savoir faire et dont tous les films sont attendus avec impatience. Mais en revanche, d’autres sont connus pour faire des films qui ne sont qu’une vitrine pour les dernières avancées en matière d’effets spéciaux et dont le scénario tiendrait sur une feuille de papier à cigarette. Parmi ces derniers, on trouve Michael Bay, Renny Harlin et Roland Emmerich. J’avais entendu beaucoup de mal de 2012, son dernier film et pour avoir vu le déprimant Independance Day et le désopilant Godzilla, sans oublier le très dispensable Jour d’après et le pitoyable 10.000, je ne m’attendais pas à grand chose de ce nouveau film de l’allemand le plus américain d’Hollywood. Mais comme je suis d’un naturel aventureux, je l’ai quand même visionné ce week-end et, du coup, voici ce que j’en pense.

2012 est un film fait de choix bizarres. Tous les aspects techniques sont irréprochables : la lumière est classique mais bien maîtrisée et les trucages sont à couper le souffle. En revanche, toute la partie scénario est consternante de bêtise et d’invraisemblances. Pour être honnête, je devrais dire qu’il va falloir inventer un nouveau mot pour désigner 2012 et son cortège de situations risibles au possible. Nous y reviendrons.

Ce qui me navre le plus en fait, c’est que le thème aurait pu donner un message fort en ce qui concerne l’écologie et ce que les hommes risquent à vouloir pousser notre planète dans ses derniers retranchements. En lieu et place de ce possible tacle dans la tronche de nos têtes pensantes, nous avons droit à une ridicule prévision maya qui situe la fin du monde au 20/12/2012. A cette date, l’alignement de trois étoiles entrainera des explosions solaires jamais vues et des mouvements sans précédent (Dieu merci) de l’écorce terrestre. De quoi déplacer la Chine au milieu de l’océan pacifique ! Eh oui, c’est pas de la secousse de tapette, çà, hein ! Exit donc le message écolo, c’est partie pour 2 h 40 de marades involontaires devant l’improbabilité des situations mises en scène par Emmerich. Avant d’aller plus loin, si vous voulez garder la surprise des évènements du film, arrêtez-vous là parce que je vais spoiler sévère ! Le saviez-vous…

Les limousines américaines sont construites en adamantine (mais si le métal utilisé pour faire le squelette de Wolverine !) ce qui leur permet de traverser un immeuble en train de s’effondrer sans même avoir une bosse sur la carrosserie. Sans compter le pont qui s’effondre sur la voiture en faisant jaillir des étincelles du toit pour le retrouver miraculeusement intact la scène suivante. J’ajoute pour ajouter à la vraisemblance que les limousines roulent à 400 km/h pour gratter le plus gros tremblement de terre de l’histoire de l’humanité ! Les essuies-glace de la voiture sont d’ailleurs construites dans un alliage spécial qui leur permet de nettoyer la merde échappée d’une canalisation en un seul mouvement ! Mr. Propre en serait consterné !

Les avions américains mais aussi russes décollent après avoir mis les gaz sur… 10 mètres. Ben oui, c’est comme çà ! On commence à rouler, on met les gaz et on décolle quasiment à la verticale pendant que le monde sombre dans le chaos le plus total. Et si possible on décolle en passant entre les buildings qui s’écroulent à qui mieux mieux parce que quand y a beaucoup de bruit, çà fait peur et y a du suspense !  Une dédicace à ce cher Tupolev qui pète la gueule de la Tour Eiffel et arrive quand même à décoller sans problème. Sauf que plusieurs milliers de kilomètres plus tard, les moteurs sont morts. On sait pas pourquoi et on s’en moque éperdument !

Les Américains ont une chance de cocus ! Juste au moment où ils tombent en rade avec leur super avion, ils se retrouvent en Chine ! Non, non, ils n’ont pas parcourus la bonne distance, c’est juste les continents qui se sont déplacés. Comme dit le proverbe, si tu ne vas pas à la Chine, la Chine viendra à toi. Ah ouais, c’est super plausible, çà ! Et non seulement, c’est plausible mais en plus mais ils aurait pu arriver n’importe où en Chine ! Eh ben non ma chère Simone ! Ils arrivent pile poil à l’endroit où ils devaient arriver ! Et le mieux de tout, c’est que dès qu’ils voient le massif de l’Himalaya, hop ! Ils savent où ils sont ! Bon, je veux bien qu’ils connaissent bien leur géographie hein… Mais pour moi, y a rien qui ressemble plus à une montagne qu’une autre montagne. Du coup, je pense que je vais crever lamentablement en 2012…

En Chine, les glaciers font 30 kilomètres de long. Ben quoi ? Une fois l’avion posé (sans le train d’atterrissage), le héros et sa famille ont le temps de papoter, de proposer au pilote de venir avec eux (« non, je reste ! » « Ne faites pas l’imbécile ! » « Non, je reste ! » « Allez, venez, on a encore plein de temps ! » « Non, je reste ! » « OK, restez ! A plus tard ! (ou pas) ». Après quoi ils rejoignent la voiture (oui ils descendent de l’avion en voiture, cherchez pas, c’est compliqué), hurlent comme des gorets jusqu’à ce qu’un gros russe rugisse pour leur dire de la fermer, merde, vous êtes lourds à la fin ! Puis il prononce le mot magique « Démarrage ». Parce que la voiture ne fonctionne qu’à commande vocale et en plus, elle comprend l’accent russe. Ensuite, les héros se regardent d’un air goguenard et lâchent une feinte moisie et hop ! ils partent. Et pendant tout ce temps l’avion glisse tranquillement, sans soubresaut sur le glacier qui n’en finit pas. Et alors qu’on voyait clairement une montagne au bout du glacier… ben en fait non, y a un précipice ! Je suppose que le scénar a changé entre les deux prises. Peu importe, on s’en fout, on se marre bien avec Roland !

Le massif de l’Himalaya, çà a l’air super grand mais en fait, non ! C’est tout petit ! La preuve : les héros trouvent un véhicule (à 8000 mètres de hauteur, faut-il le rappeler ?) et vous savez quoi ? Ben figurez-vous que dans ce véhicule se trouve justement la seule personne capable de rejoindre l’arche sans raquer une somme faramineuse ! Le hasard est bien fait quand même, non ? En plus, on nous a menti ! Sur l’Himalaya, il fait super chaud ! La preuve, ils sont tous en chemise et en jupe (pour les femmes, hein, les hommes ils ont un futal, quand même !). Et on transporte les animaux dans l’arche en hélico. Un éléphant, une girafe… Dîtes, ils se pèlent pas le cul, les animaux à 8000 mètres d’altitude ? Ah, ils doivent avoir un Damar, alors, ok… Autant pour moi !

L’arche dans laquelle ils s’échappent est super solide. Elle aussi grande que le Titanic et alors que le bateau de James Cameron a coulé en percutant un iceberg ridicule, l’arche, elle, se mange le mont Everest en pleine gueule et elle n’a même pas mal. Pourtant, c’était mal parti : il suffit d’un tuyau d’arrosage pour bloquer ses portes. Elles avaient pourtant l’air vachement balèzes ces portes. Ben non ! Je suis sûr qu’avec un cure-dents, on aurait pu les bloquer aussi…

Tout est à l’avenant : on passe sur les mecs qui retiennent leur respiration pendant dix minutes et sur les autres incohérences. Roland Emmerich nous refait même le coup du chien-chien qui arrive à se sauver pour rejoindre sa pouffe de maîtresse et survivre à la catastrophe. T’as déconné, Roland ! Cà aurait été super plus drôle de le faire broyer sous la porte !

Bon enfin voilà… Le pire, c’est que, vous savez quoi ? J’ai passé un bon moment ! Je me suis marré comme une hyène et çà fait un bien fou. 2012 est un gros navet mais les trucages restent impressionnants de maîtrise. A voir une fois entre potes avec un solide sens de l’humour. Après, vous pouvez rendre le DVD au vidéoclub… Deux étoiles, donc : une pour la marade et une pour la partie technique.

  • Note : 2/5
  • Titre : 2012
  • Réalisation : Roland Emmerich
  • Casting : John Cusack, Chewitel Ejiofor, Amanda Peet…
  • Durée : 140 min
  • Production : Sony Pictures

Blog Widget by LinkWithin

Comments (3)

Pas encore vu mais ca ne saurai tarder ! Un gros film catastrophe a l’américaine ou apparement on a pas besoin de reflechir lol

Mdr!!! Phrase mythique: on se marre bien avec Roland!!! C est tellement vrai!!! Putain c est clair!!! j aurais du le voir avec des potes!!! Bon il ne me reste plus qu a voir 10000…. ou de me revoir universal soldier!!! Sacré Roland!!!

@Farfadette : Clairement, t’auras pas besoin de réffléchir ! :) Si tu peux le regarder avec quelqu’un, c’est encore mieux ! Franchement, c’est plus drôle que Les Visiteurs !

@robin : 10.000 est un pur chef d’oeuvre de nullité : Autant 2012 était drôle involontairement (quoique j’en viens à me demander si Emmerich ne donne pas volontairement un second degré à ses films), autant 10.000 ne l’est même pas !

Accessoirement, je comprends d’autant moins la médiocrité des films de ce réalisateur que Les Sentiers de la Liberté m’avaient parus vraiment excellents ! Eh oui, pourtant, c’est bien Emmerich qui nous l’a pondu, celui-là !

Write a comment

Bad Behavior has blocked 202 access attempts in the last 7 days.