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J’aime les femmes au foyer désespérées

Posted on : 16-02-2010 | By : Olivier | In : Non classé

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Alors que nos chaînes belges diffusent la cinquième saison de Desperate Housewives, je me suis laissé tenter par un nouveau visionnage de la deuxième saison. C’est une partie de la série dont j’avais raté plusieurs épisodes pour cause de vie familiale très remplie et voici l’erreur réparée… C’est drôle de retrouver les mêmes personnages dans des situations différentes mais avec toujours la même alchimie. Quand on voit des séries comme les 4400 ou Prison Break qui s’essoufflent au bout de deux malheureuses saisons, c’est encore plus appréciable. Mais qu’est-ce qui fait de la création de Marc Cherry une telle réussite ?

Tout d’abord, tordons le coup à certaines idées reçues, souvent mises en avant par les détracteurs de la série… Desperate Housewives n’est pas une série pour les gonzesses. Outre l’aspect « langue de pute » prôné par les personnages principaux, il y a, dans toutes les saisons, une histoire qui sert de fil conducteur. Elle se révèle souvent source de tension et d’émotion malgré sa base policière. Alors que la première saison tourne autour du suicide de Marie-Alice Young et de la sinistre histoire de sa famille, la seconde nous met en présence de Betty Applewhite et de son fils qui semblent avoir quelque chose à cacher. La troisième saison fait au grand jour les intentions d’Orson Hodge et les raisons de sa tentative de meurtre sur Mike Delfino. La quatrième année nous présente une nouvelle famille, les Mayfair, qui emménagent à Wisteria Lane avec des secrets plein le placard (sans mauvais jeu de mot). Enfin, la cinquième saison tournera autour de Dave Williams et de ses problèmes psychologiques qui pourraient avoir des conséquences funestes sur nos cinq femmes au foyer préférées. Eh oui, autant de saisons, autant d’intrigues sombres à démêler…

Ensuite, oui, les situations proposées dans le feuilleton sont exagérées mais c’est voulu. On est bien d’accord que si on nous racontait la vie d’un quartier de banlieue chic des Etats Unis, on se ferait super chier entre les potins sur les coucheries d’un tel et une telle, les bêtises des enfants et les dépressions des mamans. Alors, effectivement, avec Susan et ses conquêtes foireuses, Bree et ses multiples mariages, Gabrielle et ses problèmes d’argent, Lynette et ses problème de couple et Edie et ses problème de cul, çà fait beaucoup. Mais le tout est mélangé à des dialogues savoureux qui laissent la place belle à l’humour noir et à la répartie bien sentie et çà, çà fait plaisir. Alors oui, Wisterie Lane est un quartier qui attire tous les psychos des Etats-Unis mais on s’en fout, si çà peut être drôle ! Et pis c’est pas pire que Jack Bauer qui traverse 15 fois Los Angeles en voiture sur 24 heures (chrono).

Non, Desperate Housewives n’est pas une série anti-mecs : s’ils sont souvent présentés sous leur mauvais jour, les personnages féminins ne sont pas tous blancs non plus et elles poussent souvent le bouchon très loin pour que leur conjoint pète une durite. Le tout laisse malgré tout un sourire sur le visage du spectateur parce que, même si c’est une caricature, beaucoup de situations sont connues des couples mariés.

Alors plutôt que de vous faire un laïus de 20 pages, je vais me contenter de vous énumérer pourquoi j’adore cette série :

Tout d’abord parce que j’adore les femmes (dans la vie, s’entends). Elles sont souvent attachantes, toujours prêtes à écouter (et à répéter aussi, parfois), souvent bonnes conseillères et très souvent sensibles. En outre, elles ont un courage et une volonté qui permettraient d’en remontrer à plus d’un mec ! La série retranscrit bien cet état de fait en présentant des petits bouts de nanas que la vie n’épargne pas, qui plus est dans la quarantaine, une période qui n’est pas facile à traverser. Elles s’en sortent pourtant souvent avec brio grâce à leur énergie et à leurs amies qui sont toujours prêtes à écouter et à aider.

L’autre facette mise en exergue par la série est aussi un trait distinctif des femmes : leur capacité à persifler dès qu’une personne a le dos tourné. Non, les filles, ne niez pas ! Ici encore, l’heure est au bon mot et à la répartie cinglante et perso, j’adore ses piques pleines de fourberies et de bassesse.

L’évolution des personnages au fur et à mesure des saisons se fait dans la douceur et toujours avec la ligne fixée par la première saison : Susan se débat toujours avec ses amours impossibles mais le fait avec plus de résignation, Bree, malgré son apparence psycho-rigide, montre une capacité impressionnante à s’adapter aux situations difficiles, Gabrielle, toujours préoccupée par l’argent et la beauté, laisse transparaître des trésors d’attachement à sa famille aussi fulgurants que drôles et Lynette, en femme d’affaire écartelée entre sa famille et son boulot, nous montre un personnage qui présente bien des capacités à gérer les lacunes de son démissionnaire de mari. Quant à Edit, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle laisse apparaître au fur et à mesure des fêlures qu’on ne soupçonnait pas.

Enfin, et c’est le plus important à mon sens, entre deux caricatures, surgissent des moments d’émotions brutes souvent inattendus mais toujours subtilement amenés. Les leçons de vie que nous prodiguent parfois ces femmes sont à ce point essentielles qu’elles devraient restées toujours dans notre tête… Et pourtant… Que ce soit l’importance de la famille et des amis, la nécessité d’unité pour surmonter les épreuves ou simplement les drames de ses petites vies ont tant d’échos dans notre quotidiens que nous ne pouvons pas y rester insensibles.

Si on veut être vraiment justes, il y a quelques petites choses qui deviennent pénibles au fur et à mesure des saisons, comme la maladresse chronique de Susan qui, de drôle au début frise le ridicule à la longue. De même que sa chasse au Mike… Faut que tu y arrives, ma grande, maintenant, au bout de cinq saisons, tu nous gaves ! D’autre part, certains personnages semblent sous-exploités comme celui de Catherine Mayfair dans la saison cinq. Mais peu importe : ce sont bien peu de choses en regard du plaisir qu’on y trouve !

On dit souvent que les homosexuels sont les meilleurs observateurs de la femme et c’est sûrement vrai, dans la mesure où ils n’en attendent rien. En tout état de cause, Marc Cherry semble nous le prouver. Voilà donc une saison pleine de bonne humeur, de suspense, de bonnes phrases et de personnages attachants. Il serait dommage de vous en priver ! Si vous avez des réticences, essayez d’y goûter. Je connais peu de personnes objectives qui n’ont pas accrocher. Si vous aimez déjà, ben alors continuez à savourer le fruit défendu mais tellement savoureux en compagnie de vos ménagères (pas si) désespérées (que çà) !

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Comments (3)

T’inquiète pr katherine mayfair tu vas en avoir à déguster ds la saison 6! :)

allez mais euh nenny ça ça veut dire que cest avec katherine que mike se marie????? remarque elle le mérite mieux que cette quiche de susan!!!

C’est vrai que c’est souvent une exagération mais si on faisait soft la série ne serait pas regardée je pense ! L’évolution des personnages avance encore + dans la saison 6 (je pense que tu ne vas pas etre décu^^)

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