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La différence entre une bonne et une mauvaise série

Posted on : 14-12-2009 | By : Olivier | In : Non classé

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er castDepuis qu’Urgences a fait son apparition, en 1995, on a assisté à une avalanche de séries qui ont déboulées les unes après les autres dans un laps de temps assez réduit. La croissance s’est encore accru depuis l’an 2000 avec 24 heures chrono, Les experts (Las Vegas, Miami et Manhattan), F.B.I. Portés disparus, The Shield, Six feet under, Prison Break… La liste est loin d’être exhaustive. Pourtant, on remarque que, si régulièrement nous entendons parler de séries qui cartonnent dès leur lancement, les saisons suivantes ont bien plus de mal à convaincre… Pour quelles raisons ?

Tout d’abord, qu’est-ce que c’est une bonne série ?

Une bonne série c’est une série qui te présente des personnages auxquels tu peux t’identifier, qui vivent des choses passionnantes. L’histoire a un sens, tout est fait pour te tenir en haleine… Alors qu’une mauvaise série, c’est une série qui te présente des personnages auxquels tu peux t’identifier, qui vivent des choses passionnantes. L’histoire a un sens, tout est fait pour te tenir en haleine… Mais c’est une mauvaise série, quoi…

Bon, laissez tomber, on va faire autrement…

Vous l’avez sûrement remarqué, on distingue trois grandes catégories de séries :

  1. 24h-chrono-saison-7Les séries qui fonctionnent par épisodes : on vous présente les persos qui reviendront au fil des épisodes mais l’histoire se termine à la fin de l’épisode. Le fil conducteur de la série, c’est la vie des personnages avec leurs joies, leurs peines (souvent leurs peines, hein faut avouer)… Le spectateur s’attache à eux et veut savoir ce qu’il va leur arriver. Dans cette catégorie, on a par exemple Urgences, Les Experts ou F.B.I. Portés disparus. Si certains éléments secondaires reviennent dans certains épisodes, c’est pour mieux entrer en intéraction avec nos personnages principaux et avoir des conséquences dans leur vie (cf l’agression de Mark Greene dans les toilettes des urgences ou le meurtre de Lucy Knight ou encore l’enquête sur Graham Spaulding dans FBI).
  2. Les séries dont l’histoire se déroule sur une saison complète : L’histoire commence au premier épisode et finit au dernier de la saison (généralement en 24 épisodes). On a pour exemple 24 heures chronos ou Desperate Housewives. Généralement, la saison se finit par un cliffhanger qui laissera le spectateurs désireux de voir la suite (cf la fin de la saison 4 de Desperate Housewives où tout change pour nos femmes désespérées préférées ou 24 h chrono saison 4 où Jack Bauer est recherché à la fois par les américains et les chinois).
  3. Les séries dont l’histoire est un tout et se déroulera sur plusieurs saisons : elle ne finira qu’avec le dernier épisode. On connaît dans le registre Lost, Les 4400 ou Prison Break. Ici, comme dans la deuxième catégories, le spectateur est laissé sur sa faim pour créer un état de besoin. La différence se fera sur le fait que l’histoire n’est pas terminée : si vous voulez savoir le pourquoi du comment et si le héros va sauver ses miches, vous êtes obligés de regarder la suite.

4400bu9On constate que le dernier exercice est certainement le plus compliqué à accomplir. De fait, les histoires sont généralement bien trouvées mais le scénariste ne sait pas forcément comment se terminera l’histoire au moment où sort le premier épisodes. Il est donc obligé d’écrire au fur et à mesure en respectant les codes qu’il a placé. Le danger est de prolonger une histoire qui va devenir vite abracadabrante et qui va lasser le public. La deuxième difficulté est que, avant la sortie de la série, le scénariste ne sait pas comment elle sera accueillie par le public. Du coup, il peut se voir obligé de raccourcir la trame de son histoire en fonction de la réaction des téléspectateur et, par extension, de la volonté de son producteur. C’est ainsi que Les 4400 ou Prison Break se sont fait couper la chique : Dans le premier cas, la série a pris fin prématurément à la saison 4 ; dans le deuxième cas, les scénaristes ont du prolonger la saison 4 de deux épisodes pour clôturer la série.

Parlons des 4400, tiens… Si vous n’avez pas vu la série et que vous voulez garder la surprise, ne lisez pas plus loin. Allez directement à la première phrase en rouge que vous voyez !

arton17582Voilà une série qui promettait beaucoup dès la première saison. Malgré un format atypique (13 épisodes par saisons, c’est court), la série proposait une histoire intrigante de personnes enlevées aléatoirement au cours du siècle dernier et qui réapparaissaient dans une boule de lumière au bout milieu du trou du cul du monde, tous réunis. On apprenait à la fin de la saison 1 que des personnes du futur les avaient envoyés dans notre époque avec des pouvoirs surnaturels pour modifier l’avenir de l’humanité et sauver les hommes de leur folie… Miam, quoi ! Reste que si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi les arbres se rapprochent de la voiture de Lily et Richard à la fin de la saison 1, je suis preneur : je vois pas bien le rapport… Richard était-il un druide ? Il a pas la gueule qui va bien pourtant ! :(

La saison 2 mettait au jour une conspiration du NTAC visant à éliminer les 4400. Entre deux révélations, on continue à suivre des destins qui semblent pris au hasard dans les revenants mais qui interviendront au fur et à mesure de l’histoire, parfois sans qu’on sache pourquoi… A la fin de la saison 2, Isabelle Tyler se voyait vieillir de 20 ans pour devenir une ravissante némésis.

FBI_3La saison 3 est accès sur le personnage de Jordan Collier (pas comme ce qu’on met autour du cou, hein : faut prononcer Colir. Pfff, faut tout vous dire !). Celui fait une réapparition et se proclame Messie de l’humanité pendant qu’Isabelle tente d’accomplir son funeste destin. Les factions se divisent encore plus et on ne sait pas bien qui est qui et qui veut quoi… La fin de la saison voit la vente libre de la promicyne, ce produit qui donne des pouvoirs de 4400 aux gens avec 50% de chances de finir par manger des pissenlits par la racine ! Eh oui, faut pas l’oublier : la promicyne, çà pique et çà fait mal. Comme la drogue mais en mieux !

Saison 4 : Euh… Tout change en fait. Tout se qui était mis en place est défait : Isabelle Tyler retrouve ses pouvoirs, Sean se réveille de son coma, le monde change radicalement et c’est le bordel ! Sans compter une nouvelle directrice du NTAC… Bon… Pourtant on aurait pu en attendre plus et plein d’intrigues secondaires se font la malle : Diana revient d’Espagne avec son amoureux transi et reprends son taf là où elle l’avait laissé et au bout de quelques épisodes, hop ! plus d’amoureux. Idem pour Heather Tobey : on la voit quelques épisodes pour un rôle tout à fait bidon et hop ! elle disparait ! Alana Mareva, qui avait (re)disparue à la saison 3 est bien vite oubliée au profit d’une autre jolie madame ! Pfff, ces mecs, ils ont vraiment un sexe à la place du cerveau ! Et le pire, dans tout çà, c’est le cas de la frangine de Diana : à la fin de la saison 3, on la voyait se procurer une dose de promicyne et on se disait : « Oh putaing, çà va fighter ! Va y avoir du sport ! » Du sport mes fesses, ouais ! A la place d’un bon règlement de compte entre gonzesses, on a droit à un prêchi-prêcha sur le thème du « Tu m’as piqué mon mec » et « C’est pas ma faute, c’est le futur qui l’a voulu ». Tsss, le futur, il a bon dos tiens ! Çà aurait au moins mérité un coup de boule, non ? Ben non ! Elles sont pacifistes, ces nanas ! :(

Owi ! Maïkeuuul !

Owi ! Maïkeuuul !

A la fin de la saison, on n’est pas plus avancé : c’est toujours un merdier sans nom et les pouvoirs se multiplient comme des lapins… Et voilà… Quoi, vous en vouliez plus ? Eh ben, vous vous en contenterez…

Youhou ! C’est ici que çà se passe si vous sautez les paragraphes (vilains que vous êtes !) !

Voilà… tout çà pour dire que, merde, quoi ! Messieurs les scénaristes voyaient loin ! La moindre des choses, çà serait de ne pas prendre vos spectateurs pour des benêts, hein… Donc j’encourage chaleureusement les producteurs a s’assurer que l’histoire tiendra sur la longueur et ne deviendra pas complètement capillotractée dès la deuxième saison… On veut du fantastique mais un peu de réalisme que diable !

Donc note pour plus tard : si je m’emmerde à la deuxième saison de la prochaine série que je regarde, j’arrête les frais ! J’aime pas rester sur ma faim ! Ben, c’est pas tout çà mais vous me conseillez quoi entre un épisode de Nestor Burma, Brigade Navarro ou Derrick ?

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